La posture et l’estime de soi

Prendre sa place physiquement dans l’espace est un vrai outil de confiance en soi.

Pour développer cette estime de soi, le travail intérieur est bien sûr presque incontournable.
Mais compléter le travail mental et spirituel par un travail physique permet d’ancrer nos progrès.

L’un renforce l’autre et vice versa. Plus vous allez gagner en confiance en vous, plus votre façon d’incarner notre corps se modifiera. Et plus vous modifierez votre façon d’incarner votre corps, plus vous gagnerez en confiance en vous.

Le travail postural et la danse m’ont fait passer de jeune fille ultra timide et complexée à… bah, moi-même. 😂

Aujourd’hui je sais que ma posture est un outil majeur pour les jours où ma confiance en moi est en berne.
Lorsque mes hormones me font croire que je ne suis qu’une sous-merde, je vais m’isoler, les écouteurs dans les oreilles, et je bouge.

 

Pas forcement besoin de danser. Relever le menton, plaquer ses points sur ses hanches, marcher de façon décidée, se déhancher et secouer ses cheveux si l’on en a envie… tout est bon pour forcer notre corps à synthetiser des hormones de confiance en soi.

Pour les jours où le moral flanche

Saviez-vous que la posture influence directement notre ratio d’hormones de winner vs hormones de sous-merde ?

La posture n’est pas forcément innée. Elle se travaille.

Lorsqu’adolescente, ma féminité a pointé le bout de son nez, je ne savais pas trop comment l’acceuillir. Moi qui étais une petite fille aux cheveux courts, plus sportive que les garçons et plutôt sûre de moi, je suis devenue extrêmement timide, complexée. Je ne comprenais pas les codes sociaux de cet âge là, alors forcément je n’y répondais pas, et on s’est moqué de moi. Beaucoup.

Mes cheveux devenus longs me servaient à me cacher le visage, le plus possible. Être invisible, voilà tout ce à quoi j’aspirais. Cela se voyait, à ma façon de me tenir, à ma façon d’habiter ce corps dont je ne savais que faire.

Un jour, j’ai commencé la danse, sur un coup de tête un peu fou. Au bout du 3ème cours, mon prof m’a dit : « On va te retirer ce balais du cul, tu vas être belle et le montrer ! ».
A partir de ce jour là, chacune de mes postures étaient surveillées, corrigées.

« Tiens-toi droite, relève la tête, déhanche-toi, assume-toi sacrebleu ! ». Attendre le métro, aller à la boulangerie… tout était prétexte à me surveiller moi-même, à jouer un rôle qui n’était pas encore le mien. Celui de la femme qui s’assume dans toute son intégralité physique.

Au début je me sentais vraiment mal à l’aise. Puis ce qui me paraissait insurmontable est devenu mon quotidien. Plus besoin de surveiller ma façon de me tenir, de déambuler… c’était devenu naturel. Et ça l’est resté, des années après.

La danse m’a permis d’apprendre à aimer mon corps, mon féminin dans tout ses aspects. Je me suis attachée les cheveux, je me suis maquillée, j’ai porté des talons vertigineux.

J’aimais ça.

Mort à la pub

Votre féminité est intrinsèque, elle ne dépend de rien ni de personne.

Elle est là.

Pas besoin de porter des talons hauts ou de se maquiller pour être féminine, évidemment. Ce ne sont que des outils avec lesquels on peut choisir ou non de jouer.

Comme le sel qui exhauste les goûts des aliments, certains accessoires ou pratiques peuvent exhauster notre ressenti de notre féminité. Cela dépend de chacune.
Pour vous ce sont les cheveux courts ? Parfait. Pour d’autre ça sera les cheveux longs. Très bien aussi. Pour vous c’est le fait de porter des talons ? Excellent. Pour d’autre ça sera de faire corps avec la nature. Super aussi.

Bref vous comprenez l’idée. A chacune ses exhausteurs de féminité intérieure, et au diable les magazines qui ne prônent qu’un seul type d’outil.

Par contre, ce qui est universel, c’est la posture physique. Montre moi comment tu te tiens, je te dirais qui tu es.

Conclusion : Relevez la tête et secouez vos fesses.
La danse est un outil incroyable pour développer sa confiance en soi et pour extérioriser ses surplus d’émotions. Mais sans aller jusqu’à s’inscrire à des cours de danse, bouger et se tenir comme si on était la personne la plus extraordinaire sur Terre (non, je n’exagère pas) est un levier ultra-puissant pour élever son estime de soi :-).

P.S. : Et par pitié, mettez vos complexes corporels de côté. J’ai côtoyé assez de personnes sublimes et assumées pour savoir que ce n’était pas une histoire de physique. Chaque morphologie à sa place à prendre dans le monde.

 

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