Il n’y a pas de plan B

Mon objectif n’est pas de créer une activité pro qui a du succès.
Je ne cherche ni la croissance, ni la popularité.
Mon objectif principal en me mettant à mon compte est de me respecter le plus possible.

Je cherche à ce que mon activité s’accorde à mon mode de vie, à ma personnalité, et non l’inverse.

Je cherche à rester simple, et à ce que mon activité soit résiliente face à un changement de « normalité », à une « crise » (cf l’épisode avec le covid).

Je cherche à ne faire que ce que j’aime faire, quitte à ne pas suivre les « tendances du marché ».

Je cherche à ce que mon activité me permette de rester libre, quitte à ce que cela implique de prendre plus de temps pour la mettre en place.

J’ai mis longtemps à comprendre et à accepter que ma priorité dans ma création d’activité, c’était…moi.

On lit partout que lorsqu’on se met à son compte, la question numéro 1 est de se demander quelle différence on veut faire dans la vie des gens. Quel impact on veut avoir pour les autres. 

Certes c’est une question fondamentale, mais à mes yeux elle vient APRÈS celle de savoir à quoi NOUS nous aspirons, ce qui NOUS plait.

Et c’est là qu’on entre dans la créativité. Car qui je suis et ce à quoi j’aspire ne rentre dans aucune case que je connaisse. Je dois inventer mon propre mode de fonctionnement, établir mes propres définitions, créer sur mesure une activité pro.

Adaptabilité

Ça demande quelques tests, pas mal d’ajustements, certains changements de cap.

Et ça implique une certaine solitude, car on ne sait pas vraiment ce qu’on fait ni où on va, et c’est difficile de partager ça avec qui que ce soit.

On collabore avec l’incertitude et la peur.

Mais j’ose croire qu’en me respectant, et en sortant des sentiers battus, les résultats seront là quand même dans un double effet kiss-cool. (Ps : que ceux qui utilise encore cette expression se dénoncent !)

Il n’y a pas de plan B

 Cette vie, je l’ai voulue. Je l’ai construite. Beaucoup de chose encore restent à naître, mais la dynamique est lancée.

En 2017, lorsque j’ai pris la décision de sortir des sentiers battus sans savoir où j’allais, je n’avais pas de plan B.
La dépression ne m’a pas laissé le choix. Sort du système. Va-t-en. Fait autre chose.
Mon être tout entier à serré le frein à main. Prend la tangeante ou reste sur place. Voilà les 2 possibilités qui s’offraient à moi.

Je ne savais pas où j’allais, ce que j’allais faire, et encore moins comment. Mais je savais que quelle qu’elle soit, je regardais dans la bonne direction : il n’y en avait qu’une.

J’ai avancé à tâtons dans ce long couloir de la vie. Plusieurs portes se sont présentées à moi, chaque fois j’ai dû faire des choix.

Pas apres pas, j’ai avancé dans ce nouveau mode de vie, hors du cadre connu. Chaque pas inventait le suivant.
Il n’y a pas de plan B.
Les obstacles ne peuvent être évité. Ils doivent être franchi. Pas moyen de tricher, de revenir en arrière, d’échouer. Il n’y a pas de plan B.

Même si je le voulais, je ne pourrais pas revenir en arrière. Revenir dans le cadre ne se ferait pas sans impacter ma santé mentale. La depression est mon garde fou.

Prévoir un plan B dès le début, c’est envisager l’échec. C’est déjà prévoir une réserve d’énergie pour autre chose. Réserve d’energie qui aurait été plus profitable pour le plan A.

Sans plan B, nous développons des ressources infinies pour aller au bout des choses. Pour réussir. Nous n’avons plus cette tentation de baisser les bras. Seule reste la créativité d’envisager tous les chemins possibles pour remplir notre objectif, aussi flou soit-il.