Toutes ces tempêtes qu’on étouffe

Elle aimerait ça, être naturelle. Dans toute son impulsivité, son intensité, sa singularité. Être pleinement « trop », difficile à suivre, expressive et changeante. Comme la météo d’une île montagneuse, venteuse, pluvieuse, orageuse, capricieuse. Presque joueuse.

Cette météo exigeante, exubérante, surprenante, qui serait capable de la trouver enhivrante ?

La plupart des gens fuient tant d’intensité humaine. Et elle ne veux pas être fuie. Comme toi, comme lui, comme moi, comme nous tous en fait, elle veut juste être aimée. Acceptée.

Il est plus facile de contenir une tempête que d’être rejetée. Alors elle contient, elle étouffe, elle enferme, rattrape du bout des lèvres toute cette énergie qui ne demande qu’à se déployer.

C’est donc à l’intérieur que cette énergie se répand, comme un blast d’explosion, comme un fluide brûlant dans le ventre et dans les veines. Elle préfère en gérer les conséquences internes plutôt qu’externes.

La peur du rejet, de n’être plus aimée par ceux qu’elle aime, d’être critiquée, remise à sa place comme tant de fois depuis l’enfance… voilà ce qui rend le fait d’être juste soi pleinement difficile.