L’accompagnement individuel : une bulle d’intimité

Au début, c’est comme une rencontre en soirée.

Nous parlons de rien, puis de plus en plus de tout. La convivialité polie du début se transforme vite en une connivence de confiance. Les sourires se font plus francs, les sujets moins légers.

Je te propose d’aller nous mettre au calme. Dans un endroit paisible où nous nous sentirons plus confortables pour parler réellement.
Entrant dans une pièce adjacente, je ferme la porte, nous coupant des bruits de la soirée qui continue à coté.

Ce moment est juste pour nous.

Je mets de l’eau à chauffer, et te demande quelle parfum de tisane tu préfères.
Pendant ce temps, tu prends place dans un des deux gros fauteuils qui se font légèrement face, postés devant une cheminée qui crépite.

Je t’apporte ta tasse fumante et odorante, et me glisse à mon tour entre les coussins moelleux du second fauteuil.

L’ambiance se détend.

En entrant dans cette bulle d’intimité, nous avons laissé les masques sociaux sur le pas de la porte, et ici, nous pouvons être tout simplement vrai.e.s. Tout simplement nous.

Mon regard souriant t’invite à poursuivre la conversation que nous avions démarrée.

Tu commences à me raconter ton histoire, tes rêves et tes doutes, tout ce qui fait que tu es toi aujourd’hui.
Ne parlant que pour débloquer ton discours lorsque c’est nécessaire, et te poser quelques questions qui ouvrent la réflexion, je t’écoute avec énormément d’attention.

M’oubliant complètement, je m’immerge dans ton unicité, dans ta sensibilité, dans les eaux de ta vie qui parfois circulent fluidement, mais parfois peuvent bouillonner ou stagner….

 

 

Le flow

Dans ce moment là, nous entrons en état de flow.

Toi, parce que cela fait bien longtemps que tu n’as pas pu exposer ainsi ta vérité sans avoir peur d’être coupé.e ou jugé.e. Parce que te raconter à voix haute te permet de comprendre beaucoup de choses en simultané. Et parce que réussir à verbaliser ce qui avait tant de mal à être exprimé est un acte de guérison.

Moi, parce que j’entre dans un état modifié de conscience, durant lequel je me connecte à l’énergie qui circule en toi et à celle de tes mots. Parce que je vois s’ouvrir petit à petit ta zone centrale de sensibilité, et ce que j’y vois m’aide à te comprendre au delà de ce que tu me dis.

Nous ne voyons pas le temps passer. De toute façon, cet instant dure autant de temps que tu en as besoin. Nous ne sommes pas pressé.e.s.

Au fur et à mesure de ce long moment d’intimité, je t’observe te détendre. Retrouver un ancrage que tu croyais avoir perdu. Délester tes pensées des poids morts qu’elles trainaient.

Quand la discussion s’éteint peu à peu, tout ce qui devait être dit aujourd’hui a été dit. Quelque chose en toi est soulagé, clarifié, apaisé.

Enfin, reposant ta tasse vide sur la table basse, tu proposes dans un sourire serein de retourner profiter de la soirée.

« Je t’y rejoins dans quelques minutes, ne t’inquiète pas », te réponds-je.

Je te regarde quitter la pièce, d’une énergie renouvelée, et cela me rend heureuse.

Mais je n’ai pas fini mon travail…

 

 

La synthèse créative

Je reste dans la chaleur du fauteuil, et perds mon regard dans les flammes qui dansent dans la cheminée. Je laisse décanter tout ce que j’ai perçu de toi, tout ce que tu m’as dit, et tout ce que j’ai ressenti.

Une jolie synthèse se crée doucement dans mon esprit. Des idées de pistes supplémentaires de réflexion et d’exercices personnalisés me viennent. Des connexions entre les sujets se font encore dans ma tête.

Notre conversation est en train de muter, jusqu’à arriver à maturité.

À ce moment là, je me lève pour aller m’installer à mon bureau, et je t’écris une lettre. Cette lettre est une création unique réalisée à partir de notre conversation.
Les phrases et les métaphores me viennent, fruits de la digestion qui vient de se produire en moi. Les mots s’assemblent, dans une musicalité qui, je le sais, te parlera beaucoup.

Il faut savoir qu’au cours de tous les accompagnements que je réalise, aucun des bilans que j’écris ne se ressemblent. Car pour savoir comment l’écrire, je me pose en boucle une seule question :

« De quoi la personne que j’ai eu en face de moi aujourd’hui a-t-elle le plus besoin en ce moment ? »

Que mettre en lumière dans ce texte ? Dans quel angle ouvrir la réflexion ? Comment dénouer toute la complexité du récit qu’il vient de m’être transmis ?

Toutes ces questions font que ce texte que je t’écris est extrêmement personnalisé, et fruit d’une longue maturation de ma part. Ces mots ont pour objectif de te faire autant de bien qu’ils vont t’aider à avancer, de la manière la plus efficace possible.

Je me relis une dernière fois, le plus souvent à voix haute, pour être sûre de l’harmonie des mots et de la musicalité des phrases.
Ça y est, cette lettre est prête à prendre vie en toi.
Alors je clique sur envoyer.